Coupé décalé

Coupé décalé Pierre Ricci
MJC Rodez
Organisateur, Association: 
Catégories: 
Dates: 
Jeudi, 10. Avril 2014 - 20:30

COUPÉ – DECALÉ   -  Danse - Robyn Orlin et James Carlès

Centre du développement chorégraphique de Toulouse

Jeudi 10 avril  2014 à 20h30 – à la MJC Rodez

Ce spectacle se présente en deux temps distincts.

Dans une première partie intitulée I am not a sub-culture, rather a gallery of self portraits with a history walking in circles, Robyn Orlin signe un solo pour James Carlès, danseur chorégraphe et initiateur de ce projet autour du coupé-décalé.

La deuxième partie, On va gâter le coin ! est consacrée à une mise en scène du coupé-décalé proposée par James Carlès et ses cinq danseurs.

 

Depuis ses origines dans une pratique populaire provenant de la culture Attiée (Côte d’Ivoire), le coupé-décalé a connu plusieurs vagues de popularité depuis le début des années 2000 à Paris. Croisant la rumba congolaise, le hip-hop, les musiques caribéennes et les chansons populaires françaises, ce mouvement est impulsé par la communauté noire d‘origine africaine et antillaise. Il s'agissait pour cette jeunesse désorientée et désargentée (étudiants et sans papiers) de se donner une illusion de réussite et de respectabilité en fréquentant les plus grands clubs « Black » de Paris à côté d’une population véritablement aisée et qui montre avec une certaine insolence les signes extérieurs de nouvelle « réussite » sociale. Ces soirées donnaient lieu à des compétitions de « frime » (farôter) : c’était la personne la mieux habillée, c’est-à-dire, qui portait les plus grandes marques et qui dépensait le plus d’argent qui était désignée comme étant le vainqueur. Peu à peu les individus se sont constitués en groupe et organisaient des « battles » d’un nouveau genre. On vit ainsi apparaître des groupes comme la « Jet Set » de Paris, la « Jet8 », les « Intouchables » en France, mais également à l’étranger comme les« Siciliens de Genève » en Suisse, la « Cour royale » à Londres etc... Ces groupes se livraient à de rudes « batailles » et avaient mis au point un nouveau langage, un style vestimentaire, des rituels, comme par exemple celui de distribuer d’importantes sommes d’argent au public « le travaillement ». Ce mouvement de danse urbaine connaît aujourd’hui un regain d’intérêt dans les clubs, notamment sous l’impulsion des DJ comme DJ Arafat qui jouit d’une gloire considérable dans toute l’Afrique.

Satire sociale, politique, pur divertissement, éloge de la sape et énergie festive sont les ingrédients inévitables de ce spectacle porté avec entrain.

 Biographies

Depuis 20 ans, Robyn Orlin, chorégraphe controversée et provocatrice,  repousse continuellement les frontières de la performance et de la danse. Marginalisée à ses débuts par la communauté de danse conservatrice en Afrique du Sud, son association Orlin’s City Theatre and Dance Group reçoit le financement du National Arts Council et développe l’accompagnement de jeunes danseurs. Son travail a reçu de nombreuses récompenses autant en Afrique du Sud qu’à l’étranger (British theatre’s Laurence Olivier Award, AA Vita Award, FNB Regional Award...).

Son point de départ est l’environnement immédiat, qui agit comme un tremplin pour questionner la culture, l’histoire et l’identité. Le public se retrouve souvent sur la scène et se mêle aux interprètes. Bien que partageant sa vie entre Berlin et Johannesburg et promenant son travail partout dans le monde, Robyn Orlin est attachée à sa ville natale Johannesburg, source de son inspiration où elle puise son énergie créatrice.

Danseur, chorégraphe, pédagogue, chercheur et conférencier, James Carlès a été formé auprès des plus grands noms de la danse moderne internationale à New York et à Londres. En 1998, il inaugure à Toulouse le Centre international de danse qui porte son nom et fonde sa compagnie. Il développe une approche chorégraphique basée sur une nouvelle conception du temps et de l’espace à partir des matériaux provenant du vaste territoire des « danses noires ». Riche de plus d’une cinquantaine de pièces, il est également créateur et directeur artistique du festival « Danses et Continents Noirs » et l’un des cocréateurs du réseau international African Diaspora Performance Consortium. Depuis 1989, il collecte des sources liées aux expressions chorégraphiques de la diaspora africaine en occident : un fonds documentaire d’archives de plus de 3 000 ouvrages, 4 500 vidéos et films, 7 000 disques et CDs, vinyles, bandes magnétiques..., destiné à être mis en ligne. James Carlès est artiste associé à l’Astrada / Jazz in Marciac.

Distribution

Acte 1 : Mesdames et Messieurs, maintenant arrêtons de tourner autour du pot !

Chorégraphie : Robyn Orlin

Interprète : James Carlès

Vidéo : Pierre Sasso 

Lumière et régie : Arnaud Schulz

Durée : 35 minutes

Changement de décor à vue (10 min.) :  le public est invité à rester dans la salle.

Acte 2 : On va gâter le coin !

Chorégraphie : James Carlès

Interprètes : Brissy Akezizi, Clément Assémian, Gahé Bama, Frank Serikpa, Stéphane Mbella

Vidéo : Charles Rostan

Musique : James Carlès et Charles Rostan

Lumière et régie : Arnaud Schulz

Durée : 45 minutes

Informations pratiques

Informations de contact: 

Maison des Jeunes et de la Culture
1 rue Saint-Cyrice
12000 RODEZ
Tél : 05 65 67 01 13

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