35e Festival International de l’Abbaye de Sylvanès - Musiques sacrées & Musiques du Monde

35e Festival International de l’Abbaye de Sylvanès - Musiques sacrées & Musiques du Monde
Opéra de Pekin © Académie nationale des arts traditionnels de Chine
Arianna Savall & Ensemble La Fenice
Lieu: 
Sylvanès, Brusque, Sévérac le Château, Villefranche de Rouergue, Figeac, St-Cirq Lapopie, Comberoumal, Saint-Affrique, Millau, Conques,
Dates: 
Samedi, 23. Juin 2012 - 21:30 - Dimanche, 26. Août 2012 - 21:00
Tarifs et informations complémentaires: 
Prix des places : de 12 €(réduit) à 30 € (plein) selon concerts et réductions * Forfait possible pour 2 concerts du dimanche - Gratuité pour les moins de 13 ans. Prix des repas du festival : 16 €. * Réductions accordées aux : Membres actifs de association des Amis de l’Abbaye et partenaires (carte sourire ABC, Cnas, chorales de l’Aveyron) - Étudiants moins de 26 ans, lycéens, demandeurs d’emploi, bénéficiaires du rsa et minimum Vieillesse
Organisateur: 
Catégories: 

Haut lieu de Culture, d’Art et de Spiritualité, l’Abbaye de Sylvanès entraînera cette année, le paisible département de l’Aveyron « vers des Lendemains qui chantent »… avec la nouvelle programmation de son 35e Festival International de Musiques sacrées et Musiques du Monde et plus de 30 concerts annoncés.

La splendeur des chants liturgiques et la beauté de la musique sacrée empliront cette fois encore l’abbatiale à l’acoustique rare. Fidèle au rendez-vous, on retrouvera la 23e Académie de chœurs et d’orchestre, dirigée par Michel Piquemal avec la participation de Clémentine Margaine (Révélation lyrique des Victoires de la musique classique 2011). Musiques sacrées et répertoire baroque résonneront sous la direction avisée de Michel Brun, de Jean-Michel Hasler et d’autres encore. Poursuivant sa route, le festival nous entraînera sur les pas des pèlerins jacquaires, accompagnés pour l’occasion par Ariana Savall et l’ensemble La Fenice. Afin de compléter ce voyage, nous retournerons sur nos pas, vers le sud de la France, à la rencontre de chœurs venus de Corse, du Pays Basque et de Provence.

Pour autant, le festival ne s’arrête pas là. Tout en chérissant le répertoire sacré, il sait ouvrir ses portes aux ambassadeurs des musiques du Monde. L’abbaye devient alors le cadre d’un dialogue interculturel et interreligieux de qualité. Cette édition sera une invitation au partage et surtout à la découverte ; Découverte de la diversité et de la richesse des cultures sacrées comme profanes véhiculées par des chants, des danses et des rythmes surprenants. Ainsi, la route de Didier Lockwood croisera celle de Raghunath Manet et le violon jazzy accompagnera la danse sacrée indienne. Autres rencontres atypiques : le baroque rencontrera l’Inde avec les chants carnatiques de Ravi Prasad, puis l’Ethiopie et ses azmari joueront avec XVIII-21 Le Baroque Nomade. Enfin, ce sera le moment de partir à la recherche des racines gitanes entre Rajasthan et Andalousie.

Cette année, deux prestigieux opéras seront mis à l’honneur, ouvrant et clôturant cette édition estivale. La burlesque « Platée » ouvrira la saison après plusieurs mois de sensibilisation et d’animations à l’attention du jeune public. En août, ce sera une troupe haute en couleur venue tout droit de l’Opéra de Pékin qui sera en résidence à l’abbaye. C’est bien une saison riche en émotions et en découvertes qui se profile pour ce 35e Festival de l’Abbaye de Sylvanès.

Platée de Jean-Philippe Rameau

Opéra-ballet bouffon en 3 actes et 1 prologue

Samedi 23 juin, 21 h30

Au même titre que « Les Indes galantes », « Platée » fait partie des chefs d’œuvres de Rameau. Il s’agit d’une comédie lyrique dont le rôle principal est une nymphe qui traditionnellement interprétée par un homme, donne son côté bouffe à l’opéra-ballet. « Platée », c’est une histoire qui commence lorsque Thepsis, l’inventeur de la comédie, travaille pour le dieu de l’ivresse Dionysos. Avec Amour et Folie, ils vont se jouer de la jalousie de Junon au détriment de Platée, nymphe célèbre pour sa laideur régnant sur une cour de batraciens. Persuadée d’être la plus belle et la favorite du dieu des dieux, elle donne à la pièce toute sa saveur comique.

L’orchestre de Rameau séduit par sa richesse et son invention débridée. Il soutient une écriture vocale d’une éblouissante virtuosité. La jeune équipe réunie par Stéphane Delincak pétille de talents et d’imagination. La mise en scène signée Patrick Abéjean ne lésine ni sur la parodie ni sur la dérision. Les consonnes claquées, les syllabes syncopées, les vocalises interminables… tout sent la dérision, dans cette parodie de la tragédie lyrique du Grand Siècle : c'est de l'humour musical avant l'heure ! Gare au spectateur, charmé par Rameau, de se retrouver en plein marais, avec solistes et choristes en bottes et cirés...

Le Chœur baroque de Toulouse Gloria de Antonio Vivaldi - Dixit Dominus de G.F Haendel

L’Ensemble baroque de Toulouse, dir. Michel Brun

Samedi 14 juillet, 17h

Dans la musique sacrée d’Antonio Vivaldi, on a tendance à ne retenir qu’un seul gloria. Ce « Gloria » -RV 589- est si célèbre qu’il en éclipse les autres œuvres du compositeur. Il s’agit d’un travail réfléchi et abouti, créé pour répondre aux nouvelles attentes artistiques de l’époque. Vivaldi a su utiliser son génie à bon escient pour éloigner cette œuvre du « stile antico » et l’inscrire dans un baroque nouveau et flamboyant. Mêlant des influences comme l’opéra ou la tradition vénitienne, ce « Gloria » est une œuvre complexe et contrastée qui, joué avec virtuosité, devient incroyablement expressive.

Probablement écrit pour remercier ses protecteurs à sa façon, le « Dixit Dominus » a été créé par Haendel lors d’un voyage initiatique en Italie. À peine âgé de 22 ans, le compositeur choisit d’alterner, de mêler chœurs et chants grégoriens avec les arias des solistes sur le texte du psaume 109 de la Vulgate. Cette pièce est considérée comme son premier chef d’œuvre, celui qui lui permit d’établir sa renommé et de sublimer la musique italienne tout comme à la fin de sa carrière, il sublima l’oratorio anglais.

Ravi Prasad et l’Ensemble Scandicus

Des chants carnatiques de l’Inde du Sud aux chants sacrés du Moyen Age occidental

Dimanche 15 juillet, 17 h

« Horizons Croisés », c’est avant tout une création, une exploration musicale à la recherche du lien sacré qui unit chants carnatiques de l’Inde et chants grégoriens occidentaux. C’est un métissage, une occasion de croiser les répertoires musicaux, les codes et les traditions pour obtenir un son nouveau. Les deux influences ancestrales s’opposent, s’accompagnent et se mêlent, entre Orient et Occident, tradition et création, véritable dialogue entre Ravi Prasad et Scandicus… Originaire du Kerala, une région d’Inde du Sud,

Ravi Prasad se découvre en France un intérêt pour le jazz et la musique contemporaine. Grâce à des collaborations nombreuses et variées, il explore les genres et les traditions musicales, il met en relation des univers différents soulignant ce qui les rassemblent …

Les Moines danseurs de Majuli, Bhabananda BARBAYAN

Sattriya, danse sacrée de l’Assam

Dimanche 15 juillet, 21 h

Les Moines danseurs forment la meilleure troupe de l’Assam et s’entraînent chaque jour dans les monastères bâtis sur l’île de Majuli, la plus grande île fluviale d’Asie. Cette île, candidate au statut de « patrimoine mondial en péril » de l’UNESCO utilise la renommée grandissante des Moines danseurs pour promouvoir et sauvegarder ses traditions culturelles et artistiques. Cette troupe de moine-artistes s’est déjà représentée sur la scène de Sylvanès, mais aussi au musée du quai Branly à Paris en 2008.

Leur directeur, Bhabananda Barbayan est danseur chorégraphe et se produit actuellement sur les meilleures scènes indiennes. Véritable ambassadeur des danses de l’Assam, il est le fondateur de la première école de danse Sattriya à Delhi.

Chœur d’hommes ANAÏKI

Chants polyphoniques sacrés et traditionnels du Pays basque

Dimanche 22 juillet,17 h

« Entre frères », voilà ce que signifie Anaïki ! Le chœur d’hommes Anaïki, c’est un ensemble qui réunit une quarantaine de chanteurs depuis plus de vingt ans et ce, pour promouvoir la culture basque. Réunis à la Maison Basque de Paris, ils donnent depuis des années de nombreux concerts en France et dans le monde, gagnant à chaque fois en notoriété. Chaque année, un partenariat tout particulier les entraîne dans la lointaine Russie pour accompagner les plus grands ensembles chorals russes. Chaque concert est l’occasion de démontrer leur savoir-faire et la richesse de leur répertoire qui contient aussi bien des compositions polyphoniques méconnues, des œuvres religieuses majeures, que des classiques plus récents et parfois revisités.

Leur directeur et chef de chœur, Jean-Marie Guezala est lui aussi un authentique passionné. Cette passion pour le Pays Basque et la scène, elle lui a été transmise par son père Polentzi Guezala, le célèbre txistulari (joueur de txistu, flûte traditionnelle) reconnu comme ambassadeur de la culture

Orchestre symphonique des Jeunes de Strasbourg

Dir. : Sylvain Marchal

Musiques d’opéra et ballet, Musiques de films

Dimanche 22 juillet, 21 h

Grâce à un orchestre touche-à-tout, le programme de cette soirée enchaînera avec fluidité de grandes œuvres de la musique symphonique avec des extraits de bandes originales de films phénomènes. Polyvalents, les artistes interprèteront Rossini, Dvorak et un extrait du ballet "la Belle au bois dormant" de Tchaïkovski avec autant de talent et de sérieux que pour faire revivre des scènes clés des films Le Seigneur des Anneaux, d’Harry Potter ou encore de la saga James Bond. Ces jeunes talents prouveront une fois encore, que les concerts donnés par un orchestre symphonique ne sont pas toujours comme on pourrait se l’imaginer. Il ne s’adresse pas qu’à une certaine élite, bien au contraire, les interprétations de musique classique et les extraits de blockbusters s’adresse à un large public. En vérité, ces concerts sont destinés à tous les amateurs de musique et cet Orchestre de jeunes pourrait bien vous le démontrer.

Bientôt trentenaire, l’Orchestre symphonique des Jeunes de Strasbourg se décompose en deux formations : l’orchestre junior destiné aux 10 à 15 ans et l’orchestre des jeunes pour les 15-30 ans. Cet « orchestre-école » est avant tout un lieu de rencontre où le travail et les répétitions se font dans la convivialité. On n’y apprend pas simplement à jouer d’un instrument, on y apprend à jouer ensemble... L’orchestre sélectionne ses recrues sur auditions et permet à tous ces talentueux amateurs de faire l’expérience de concerts et de tournées à travers l’Europe. L’apprentissage par la pratique, la pratique dans une ambiance chaleureuse, voilà une brève description de « l’OJS ». Puisant dans un vaste répertoire alliant classique et modernité, ce sont plus de soixante jeunes artistes qui s’exprimeront sur la scène du festival.

Pour diriger l’orchestre des jeunes, Sylvain Marchal a été sélectionné et occupe ce poste de chef d’orchestre depuis 15 ans déjà. Compositeur, mais pédagogue avant tout, il a étudié au conservatoire de Strasbourg et transmet depuis toutes ces années son savoir et son expérience aux jeunes strasbourgeois.

Cappella Mariana de Prague

Musiques sacrées de l’Europe de la Renaissance

Dimanche 29 juillet, 17 h 30

Venu tout droit de Prague, la Cappella Mariana est un ensemble vocal tchèque de formation relativement récente. Composée de cinq artistes renommés, elle s’intéresse aux musiques des XVe, XVIe et du début du XVIIe siècle et tout particulièrement aux œuvres oubliées de polyphonie vocale Renaissance. Arrivée il y a peu sur la scène musicale tchèque, la Capella Mariana connaît un succès grandissant qu’elle doit autant au choix de son répertoire, qu’au talent et à l’expressivité de ses membres. Présente chaque année pour un cycle de concerts sacrés le temps du Carême, cette formation est une spécialiste de la musique sacrée. À ce titre, elle collabore souvent avec l’ensemble instrumental Collegium Marianum de Prague et est présente lors de prestigieux festivals.

Ayant récemment collaboré avec le metteur en scène Benjamin Lazar sur « Le bourgeois gentilhomme », Vojtech Semerad, ténor et directeur artistique est un habitué des scènes européennes. Il a effectué sa formation à l’université Charles de Prague puis en France, au conservatoire national supérieur de Paris. Il est également le fondateur du groupe et a su s’entourer d’artistes talentueux et spécialisés tels que Tomas Kral, ou Barbora Sojkova.

Le Baroque Nomade en Ethiopie

Musiques, chants et danses des Asmari

Dimanche 29 juillet, 21 h

XVIII-21 le Baroque Nomade est un ensemble de musiciens « globe-trotteurs » qui voyagent sur les cinq continents à la recherche de rencontres imprévisibles et exotiques, de découverte et de métissage des genres. C’est le fruit de ces pérégrinations qui donne lieu à des concerts dans près de trente pays partout dans le monde. Ce groupe offre une relecture soignée du répertoire des XVIIe, XVIIIe siècles. Jean-Christophe Frisch le fondateur de cet ensemble est également auteur de plusieurs enregistrements musicaux primés. Depuis dix ans, il est accompagné dans ses explorations par Cyrille Gerstenhaber, cette soprano qui voyage avec autant d’aisance dans le monde que dans le répertoire baroque.

Fendika, c’est à la fois le nom de l’ensemble dirigé par Melaku Belay et de son azmari-bet, un club qui enflamme les nuits de la capitale éthiopienne. Melaku Belay, c’est « l’enfant qui danse » depuis les rues d’Addis-Abeba jusqu’aux grandes scènes internationales. Danseur reconnu, il sait réinventer les danses traditionnelles de son pays et adore l’improvisation.

Le Jeune Chœur du Festival

dir. Patrick Malet

L’Âge d’Or du Madrigal italien

Mardi 31 juillet, 21h, Brusque

Mercredi 1er août, 21h, Sévérac

Véritable poème musical, le madrigal était au XVIe siècle la forme de musique profane la plus répandue en Italie. Après une timide apparition au XIVe siècle, les madrigaux réapparaissent sous une nouvelle forme toujours en mouvement. Proposant une grande liberté d’écriture, ce style va gagner en popularité auprès de grands compositeurs italiens dont les œuvres seront interprétées lors de cette soirée découverte. Gesualdo, Banchieri, Vecchi et Marenzio ont tous apporté leur touche personnelle au madrigal, le rendant toujours plus colorés, plus audacieux. Plus que tous les autres, c’est Monteverdi qui a mené ce genre à son apogée, au fil de huit livres de madrigaux (et un neuvième posthume), tous plus aboutis les uns que les autres...

Homme aux multiples talents, Patrick Malet est organiste, professeur et directeur de formation vocale. Il enseigne au Conservatoire de Limoges, mais surtout, dirige le Jeune Chœur du Limousin au sein de la Camerata Vocale de Jean-Michel Hasler. Ayant collaboré avec de nombreux artistes, il revient cette année à Sylvanès pour diriger le Jeune Chœur du Festival.

Motets spirituels du temps de Madame de Maintenon

Isabelle RIBET: soprano

Vincent DE MEESTER : basse continue

Vendredi 3 août, 21h, Canac

Henry du Mont, Sébastien de Brossard, André Campra, Alexandre de Villeneuve et Joseph Valette de Montigny : ces compositeurs aux origines diverses, ont pour la plupart fait escale à Paris ou à Versailles pour exercer leur art. Maîtres de musique ou maîtres de chapelle, leurs œuvres ont su plaire à Madame de Maintenon et leurs petits motets, composés entre 1680 et 1720, ponctuent son « règne ». La mystérieuse et sage Madame de Maintenon a une histoire des plus étonnantes. Née en prison, petite fille du poète protestant Agrippa d’Aubigné, surnommée la « Belle indienne » en Martinique, elle se convertira au catholicisme avant de faire son entrée dans les salons parisiens grâce à son premier époux le poète Scarron. À la mort de celui-ci, Mme de Montespan l’introduira à la Cour de Versailles en tant que gouvernante. De cette humble position, elle s’élèvera et deviendra Marquise de Maintenon avant d’épouser le roi soleil en secret. « Reine » de nature très pieuse, elle poussera Louis XIV à délaisser l’opéra pour la musique sacrée et influencera peut-être d’autres décisions comme la révocation de l’édit de Nantes...

Isabelle Ribet n’en est pas à sa première rencontre avec le chant sacré, elle a maintes fois travaillé avec des ensembles vocaux et orchestraux, principalement du Gard et du Vaucluse. Accordant une place privilégiée au répertoire baroque elle a plusieurs fois abordé l’opéra, interprétant notamment Venus de la « Venus et Adonis » de John Blow.

Membre de plusieurs formations de chambre et de l’ensemble baroque Les Indes Galantes, Vincent de Meester est un claveciniste médaillé d’or du conservatoire de Valence. Parallèlement à sa carrière de musicien, il se tourne vers le chant et devient chef de chœur. Depuis, il travaille à la création de spectacles dont « Philemon et Baucis » de Joseph Haydn avec Mirella Giardelli…

Oratorio “Le Pèlerin de Compostelle”

Le Grand Chœur du Pèlerin

Jean-François Capony, scénario et direction musicale

Vendredi 3 août, 21 h, Villefranche de Rouergue

Samedi 4 août, 21 h, Figeac

Dimanche 5 août, 16 h,St Cirq Lapopie

« Le pèlerin de Compostelle » est une fresque musicale qui nous entraîne sur les traces d’un pèlerin intemporel. Tantôt récitant, tantôt soliste, le pèlerin retrace son chemin du Puy en Velay jusqu’en Espagne pour atteindre Saint Jacques de Compostelle. C’est une odyssée longue, mais lumineuse que ce pèlerin entreprend et sur son chemin, il fera des rencontres inoubliables : la Vierge noire du Puy, Sainte Foy à Conques, Saint François et Sainte Claire d’Assise et finalement, à la fin de son périple, Saint Jacques. Pèlerinage de tous les temps, cet oratorio s’inspire de la musique ancienne pour retrouver des accents médiévaux. Ce ne sont pas moins de 100 choristes qui accompagnent le pèlerin le long de son périple.

Indissociable de l’Abbaye de Sylvanès « Le pèlerin de Compostelle », est une création musicale et chorale du frère André Gouzes, auteur d’une œuvre unique dans l’histoire de la musique sacrée, la « Liturgie Chorale du Peuple de Dieu ». Pour cette création, il s’est associé à Jean-François Capony, chantre à Sylvanès qui, en plus de la direction musicale, a rédigé le scénario de ce voyage.

Le Chœur de l’Académie Baroque : l’Ensemble instrumental baroque du Festival

Requiem de Mozart - Missa brevis de Haydn

Dimanche 5 août, 17h

Le « Requiem » de Mozart fait partie de ces œuvres que l’on ne présente plus. Chef d’œuvre inachevé et mondialement reconnu, Mozart l’a composé sur son lit de mort. Commandée par un anonyme, cette composition a donné naissance à plusieurs mythes concernant sa rédaction et la mort du jeune compositeur. Salieri l’avait-il empoisonné ? Son inspiration venait-elle d’un « messager gris » ? Peut-être s’était-il tout simplement inspiré du « Requiem » d’Haydn, œuvre que Mozart avait interprété à l’occasion de sa première, il était âgé de 15 ans…

Le « très cher ami » du jeune prodige est en effet Haydn. Lui aussi a composé de nombreuses œuvres sacrées, dont la populaire « Missa brevis Sancti Joannis de Deo », surnommée affectueusement « Kleine Orgelmesse » ou petite messe pour orgue. Cette œuvre réalisée pour l’Ordre hospitalier de Saint Jean de Dieu exprime très nettement la ferveur de son compositeur. Elle reste une œuvre majeure du Classicisme viennois, dont Haydn incarne un des ambassadeurs au même titre que Mozart et Beethoven.

Le Chœur de l’Académie baroque réunit des chanteurs amateurs ou professionnels le temps d’un stage à l’Abbaye de Sylvanès. À cette occasion, les choristes répètent sous la direction avisée de Jean-Michel Hasler afin d’interpréter des chefs d’œuvre baroques lors du festival.

Dhoad Gitans du Rajasthan

Calle Cerezo Flamenco

Dimanche 5 août, 21 h

Chants, Musiques et danses du Rajasthan et de l’Andalousie dimanche 5 août, 21 h « Gypsy connection », c’est l’histoire d’un voyage, celui des roms du Rajasthan à la rencontre de leurs cousins d’Andalousie. Ce périple, puis cette rencontre contée en musique offrent un moment de découverte entre deux traditions gitanes. Un moment festif et généreux où les deux « familles » se répondent, à la recherche de leur patrimoine commun. Le flamenco renoue avec ses origines indiennes en se mêlant au rythme des tablas, chaque danseuse découvre la musique de l’autre et les chanteurs dialoguent ensemble a capella. Le temps d’un morceau, tous ces artistes vont se retrouver sur scène et exprimer d’une même voix leur culture et la passion de l’âme gitane.

Ensemble Nekouda

Musique judéo-provençale

Samedi 11 août, 17 h, Comberoumal

En hébreu, nekouda c’est le point de départ de la mélodie, le point le plus pur enfoui en chacun de nous à partir duquel l’âme se développe. L’ensemble Nekouda redonne vie au patrimoine musical d’une des plus importantes et anciennes communautés juives de France connue sous le nom de « juifs du pape ».

La musique judéo-provençale, c’est avant tout un ensemble d’œuvres remarquables et subtiles, imprégnées des influences européennes. Les juifs contandins ont vécu pendant des siècles en Provence, au carrefour entre Espagne, Italie et Europe du Nord. Cette croisée des chemins leur a fourni une inspiration unique sur laquelle forger leur propre art de vivre, leur propre culture. De ce métissage est né une musique qui pousse au rassemblement, qui inspire de la joie, qui véhicule leur dévotion. En bref, une musique qui réconforte l’âme.

 En 2008, Alain Huet décide de révéler ce répertoire provençal au grand jour et après un long travail de recherche et de rénovation, interprète avec brio ces sonorités judéo-provençales.

Avant Nekouda, Alain Huet avait déjà créé la fanfare funk Accoules Sax puis l’ensemble Gran’Sud. ll a appris le saxophone en autodidacte, mais se consacre actuellement à des instruments plus anciens pour reconstituer le patrimoine de ces juifs contandins. Le percussionniste Thomas Bourgeois est détenteur du 1er prix du Conservatoire de Marseille et spécialiste du zarb (percussion iranienne). Autre détenteur du 1er prix du conservatoire marseillais, Gaël Ascaso jouait déjà du galoubet du haut de ses 9 ans. Enfin Pierre-Laurent Bertolino est un autodidacte qui a acquis son expérience via des collaborations avec le groupe Dupain, le slameur Ahamada Smis et auprès d’autres encore.

Les Voies de la Méditerranée d’Asie mineure en Andalousie

Dimanche 12 août, 21 h

Lorsque la musique d’Asie mineure va à la rencontre du répertoire andalou, les « Voies de la Méditerranée » se font entendre. Face-à-face festif entre deux cultures millénaires, les chansons traditionnelles se suivent et parfois même, se ressemblent. Les artistes se rencontrent avec plaisir et intérêt pour partir à la recherche de cette origine commune, de cette croisée des chemins quelque part entre les chants de Constantinople et l’héritage arabo-andalou. Cet échange amical se construit autour du savoir-faire des chanteurs et musiciens qui profitent de leurs expériences pour nous entraîner dans ce voyage intemporel.

D’un côté, Fouad Didi, musicien, chanteur et pédagogue algérien qui joue avec maestria de son violon, pour interpréter le répertoire arabo-andalou. De l’autre, Frédéric Tavernier-Vellas artiste français formé aux chants sacrés de Byzance par des spécialistes et grands maîtres de ce répertoire. Ce duo atypique s’accompagne dans son périple de plusieurs artistes de talent avec une mention spéciale pour la grecque Katerina Papadopoulou, une chanteuse du répertoire traditionnel qui ne cesse de gagner en notoriété.

Chœur Byzantin du patriarcat grec-melkite catholique

Bachir OSTA, chef de chœur

Dimanche 12 août, 17 h

Le Chœur Byzantin du patriarcat grec-melkite catholique nous dévoile un panorama de la musique byzantine et de ses subtilités. Pour ceux qui sont déjà familiarisés avec ce répertoire sacré, ce sera l’occasion de revivre l’année liturgique et ses temps forts avec l’incontournable Divine Liturgie. Pour les autres, le Chœur Byzantin leur donnera un avant-goût de ce genre musical trop souvent méconnu et leur permettra de le découvrir dans toute sa majesté, sa splendeur. Puisant dans le vaste répertoire à leur disposition, les choristes alterneront les modes musicaux ainsi que les chants en grec et en arabe pour donner une interprétation fidèle et inspirée des traditions grecque-catholiques melkites.

Le chef de chœur, Bachir Osta est un artiste libanais, distingué par le 1er prix du festival international Interartia 2011, dans la catégorie musique byzantine. Véritable spécialiste, il dirigera les choristes le long de ce voyage spirituel porté par le chant.

Les Concerts de la 23e Académie de Chœurs et d’Orchestre

Dir. : Michel Piquemal

Messe Solennelle de Rossini, version orchestrale & version piano/accordéon

Mercredi 15 août, 17 h et 21 h

Âgé de 75 ans, Gioacchino Rossini compose sa « Petite messe solennelle » pour satisfaire une commande alors qu’il s’est retiré de la scène publique. L’artiste désigne cette œuvre comme étant « Hélas le dernier péché mortel de (sa) vieillesse ». Il s’adresse même directement au Tout Puissant, lui dédiant son œuvre : « Bon Dieu. La voilà terminée cette pauvre petite messe. Est-ce bien de la musique sacrée que je viens de faire, ou bien de la sacrée musique ? J'étais né pour l'opéra buffa, tu le sais bien ! Peu de science, un peu de cœur, tout est là. Sois donc béni et accorde moi le Paradis. ». Cette messe n’est pourtant petite que dans son effectif, audacieuse et emplie de ferveur, elle n’a pourtant été jouée que trois fois du vivant de Rossini. Pour certains, cette messe est considérée comme son testament musical, une œuvre qui malgré toute sa modestie, exprime bien la ferveur et l’habileté du compositeur.

Cette année, c’est sous la direction de Michel Piquemal que cette messe va être réinterprété, profitant du cadre acoustique exceptionnel de l’abbatiale de Sylvanès. On pourra entendre à 17 h la version orchestrale de l’œuvre et le soir à 21 h, une version originale et moins connue, écrite pour piano et accordéon.

Ensemble Troïka

Chants et Musiques russe et tzigane

Vendredi 17 août, 21h, Saint-Affrique

L’ensemble Troïka, c’est avant tout des passionnés qui veulent faire découvrir les trésors de leur pays et la diversité de la culture slave. Ce sont tous des artistes professionnels venus de différents pays, de véritables habitués des scènes internationales qui se réunissent pour nous entraîner vers la Volga. Avec des chants folkloriques mondialement connu comme « Kalinka » ou « Les yeux noirs » qui côtoient des grands noms de la musique classique tels que Brahms et Liszt, ce spectacle n’a pas fini d’étonner et de faire rêver.

Qui dit musique traditionnelle russe, dit balalaïka. Troïka est justement dirigé par un virtuose de cet instrument, à savoir Alexei Birioukov. Bien que vivant en France depuis des années, il continue de promouvoir la culture russe avec l’aide de son épouse Galina Birioukova. Ses multiples tournées avec Troïka ne l’ont pas empêché de jouer en tant que soliste auprès de célèbres ensembles ou d’interpréter des duos avec de grands joueurs de bayan comme Alexandre Skliarov. Pour cette soirée le couple d’artistes s’entoure de Guennadi Kopeika au bayan et Christian au violon.

Arianna Savall & Ensemble La Fenice

Un camino de Santiago, la musique sur le chemin de saint jacques de Compostelle

Dimanche 19 août, 17 h

Utiliser le pèlerinage vers Saint Jacques de Compostelle comme une source d’inspiration, en retracer le chemin en musique, c’est-là la vocation de « Un Camino de Santiago ». Basée sur le Codex Calixtinus ou des témoignages parfois trop minces, cette création redonne vie aux chants des pèlerins et à leur traversée de la France puis de l’Espagne tout en accordant aux artistes une grande liberté d’interprétation. Le voyage se fera donc en musique et plus spécifiquement, selon la tradition musicale du XVIIe siècle. Au fur et à mesure de leur avancée, les pèlerins passeront de chants graves et austères à des airs plein d’impatience et d’allégresse. Pour refléter la diversité de ces pèlerins, tous unis par un même but, ce sont des chants en latin, en italien, en occitan ou en castillan qui s’élèveront dans l’Abbatiale de Sylvanès.

Déjà présent l’an dernier, l’ensemble LA FENICE, spécialisé dans la musique baroque, a décidé de relever ce défi en s’accompagnant « d’une fée à la voix d’ange » : Arianna Savall. Fille du musicien Jordi Savall et de la soprano Montserrat Figueras, Arianna Savall a déjà donné sa voix à de nombreux opéras tout en s’accompagnant à la harpe. Mettant à profit le talent reconnu de cette artiste et celui de LA FENICE, cette création a déjà fait ses preuves lors des tournées précédentes. Désormais, c’est l’abbatiale de Sylvanès qui va accueillir, ces curieux pèlerins de la voix.

OMKARA II

Création entre danse et musique, divin et terrestre,

Orient et Occident

Dimanche 19 août, 21 h 30

Dans la mythologie indienne, « omkara » est le premier son émis au monde, un son sacré source de tous les autres. C’est à signal que Shiva créa le monde. « Omkara II », c’est une création où Aurélie Claire Prost chante l’omkara ce message divin sur terre, accompagnée de danse, de musique et d’artistes incomparables. Les percussions de Sri Murugan forment un trait d’union entre le râgâ de Raghunath Manet et le jazz endiablé de Didier Lockwood. À eux quatre, ils vont créer une musique universelle, une passerelle entre les mondes où les différences deviennent source d’inspiration et non de peur.

Troupe de l’Opéra de Pékin

Spectacles d’opéra (extraits), concerts de musiques traditionnelles

23 août (Millau), 25 août (Sylvanès), 27 août (Conques)

20 chanteurs, musiciens et danseurs de la Troupe de l’Opéra de Pékin seront en résidence à l’Abbaye de Sylvanès du 22 au 28 août 2012 et se produiront aussi dans d’autres villes du département de l’Aveyron comme Millau (en partenariat avec l’Union des professionnels de la danse en sud-Aveyron)et à Conques (en partenariat avec le Centre Européen).

Ils proposeront au public de tous âges, sur les différents lieux, des ateliers gratuits de découverte de leur art : ateliers de chant, technique et symbolique du maquillage, art du costume, explications de la symbolique gestuelle…

En soirée, les artistes interprèteront un florilège de leur répertoire réunissant 5 extraits de pièces choisies pour un public non averti parmi lesquelles le très célèbre “Adieu ma concubine”, immortalisé au cinéma ou encore d’autres extraits d’opéra prétexte à déferlement d’acrobaties.

Assister à une représentation de l’Opéra de Pékin, c’est vivre une expérience aussi unique que dépaysant. Ce programme invite à un spectacle total dans un décor d’une grande sobriété, car l’opéra chinois fait appel, avant tout, aux mouvements soigneusement orchestrés de l’acteur et à l’imagination du spectateur. Mais il faut savoir également que, derrière de sublimes masques peints et sous de riches costumes de soie se cachent des athlètes autant que de grands artistes. C’est une mission impossible, que celle d’expliquer l’Opéra de Pékin en quelques lignes alors que tous les experts diront qu’une vie n’est pas suffisante pour en connaître toutes les richesses. On peut tout de même dire que c’est à la fois du chant, du théâtre, de l’acrobatie mais aussi… de la pantomime, des arts martiaux, des chorégraphies réglées au millimètre, des costumes enchanteurs et chatoyants, des maquillages somptueux et très élaborés. Bref, composé de tous les ingrédients pour un spectacle féerique !

Le Chœur de femmes Ucchjata & Le Chœur d’hommes de Sartène

Chants polyphoniques sacrés et traditionnels de Corse

Dimanche 26 août,17 h

Figure emblématique du groupe Canta u Populu Corsu, Jean-Paul Poletti est un fervent défenseur de la culture corse et de son patrimoine. Depuis des années, il œuvre pour que les chants traditionnels de la polyphonie corse soient inscrits dans l’histoire de la musique classique. Pour cela, il crée à Sartène un centre d’art polyphonique puis le Chœur d’hommes de Sartène. C’est selon lui, un des meilleurs moyens d’apprendre aux Corses à défendre et véhiculer leur patrimoine musical.

Le Chœur d’hommes de Sartène nous fait redécouvrir de nombreuses œuvres, connues ou oubliées de la Méditerranée. Que ce soit des chants folkloriques ou des extraits du répertoire religieux, toutes ces œuvres sont marquées par la richesse culturelle du sartenais autant que par la rigueur franciscaine. Artistes de formation classique, les chanteurs revisitent et enrichissent la polyphonie corse pour lui donner ses marques de noblesse. Puisant dans ce répertoire, le Chœur se produit à France comme à l’étranger et ses concerts remportent toujours un franc succès.

Originaires elles aussi du sartenais les chanteuses d’Ucchjata sont en quelque sorte le pendant féminin qu’il fallait au Chœur d’hommes de Sartène. Trio subtil, ces femmes parent les chants traditionnels corses de nouvelles couleurs ou interprètent leurs propres créations. Petits bijoux chantés a cappella, ces créations sont pensées pour mettre en valeur les trois types de voix réunis dans cet ensemble. Malgré un effectif modeste, Ucchjata nous entraîne, nous fait voyager jusqu’à l’Île de Beauté.

Soirée de Clôture

Marché de Producteurs de Pays et Bal occitan

Dimanche 26 août, dès 21 h

Après un périple musical d’un mois et demi, l’Abbaye de Sylvanès va marquer la fin de son 35e festival international par un retour aux sources, gastronomique, et musical.

Pour la clôture, les organisateurs proposent une soirée de clôture gourmande et dansante. Les festivaliers et les touristes de passage à Sylvanès auront cette année encore, le plaisir de découvrir un marché de producteurs locaux dressé dans la prairie de l’abbaye. Grillades, pain frais, crêpes et confitures, fromages, miel et autres douceurs, tout sera réuni pour passer une soirée conviviale autour d’un banquet improvisé.

Après ce voyage culinaire au cœur des spécialités locales, le groupe Los d’Endacom nous entraînera dans la ferveur des chants, danses et musiques occitanes, pour une soirée chaleureuse, sous les guirlandes colorées qui illumineront le parvis de l’abbatiale.

Bal traditionnel occitan avec le groupe Los d’Endacom

Le Festival off

Concert et récitals de fin de stage

Scriptorium de l’abbaye

La passion de la musique et du chant sont au cœur du festival et des activités de l’abbaye. Durant l’été, l’abbaye accueille donc de nombreux stages de chants, dont certains sont de purs moments de rencontre et d’autres, des ateliers de productions professionnels.

De nombreuses classes de maîtres sont organisées au cours de l’été et se concluent à chaque fois par des concerts et récitals de grande qualité.

Plusieurs dates sont prévues au cours de l’été : Dimanche 8 juillet, 21 h : récital des chanteurs de la classe de maître de Gabriel Bacquier Samedi 25 août, 17 h : récital des chanteurs et pianistes de la classe de maître de Elizabeth Cooper Samedi 1er septembre, 21h : récital des chanteurs de la classe de maître de Michel Wolkowitsky

Informations pratiques

Informations de contact: 

Par courrier : Secrétariat de l’Abbaye de Sylvanès,12360 SYLVANÈS
Par téléphone : 05 65 98 20 20 / Fax 05 65 98 20 25

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